Les combles du Haras national du Pin

Peu visités, les combles du château du Haras national du Pin gardent quelques souvenirs historiques ou des signatures de ceux qui y ont vécus.



Au début des années 1900, Paul LE MORE était professeur de dessin au Pin mais également artiste peintre animalier réputé. Il a laissé dans les réserves du Haras un grand nombre de tableaux, portraits d’étalons célèbres.


Naturellement, il fit des émules parmi ses élèves qui, ne disposant pas forcément de support pour exprimer leur art, ont utilisé ceux qui leur étaient les plus proches, qui méritaient certainement d’être un peu égayés.

Ainsi, certaines cloisons des chambres mansardées du château portent l’expression de leurs sentiments parfois prémonitoires, de leur passion ou plus simplement de leur sérénité ou de leur ennui.

La fraîcheur et le naturel de ces dessins et la simplicité de ce qu’ils expriment font qu’ils méritent d’être conservés comme modestes témoins d’une histoire personnelle.

Parallèlement, ils gardent également d’autres traces de l’histoire :

L’horloge mécanique située au fronton du château du Haras du Pin n’a jamais cessé de fonctionner et ne fut que très rarement en panne. Elle fut remontée et réglée chaque vendredi par un agent qui, au fil des décennies, fut l’ordonnance du château, le planton de semaine, le gazier, parfois le couvreur ou le serrurier et principalement l’électricien.

A l’image de la plaque de marbre du salon d’honneur du rez-de-chaussée du château qui présente les noms des directeurs depuis la création de l’établissement, les agents affectés à l’entretien de l’horloge ont gravé le leur sur le mur de la chambre accueillant cet important mécanisme.

Pendant la période d’occupation du Haras, jusqu’en juin 1941, les officiers, installés dans une partie du château, avait désigné un soldat pour remonter l’horloge chaque semaine.

Notre soldat-horloger allemand, respectant cette tradition a lui aussi, écrit en allemand : "Le 25 juin 1940 cette horloge fût réparée et remise en marche par le Caporal H. Schlentner"