Première réalisation de la SAHn : la rénovation du Coupé de Voyage du Pin


Exposé au Haras national du Pin








Avant Après







Détail de passementerie








Rénové en 2008, grâce, notamment, au mécénat de Monsieur Jean-Paul Guerlain, Président d’honneur de la SAHn, cette voiture est la plus ancienne et la plus spectaculaire de la collection des Haras nationaux. Ce modèle, particulièrement luxueux, fut fabriquée entre 1839 et 1843 par les carrossiers parisiens Berlioz et Gouillon, pour le marquis d’Albon, dont il porte les armes et qui possédait, notamment, le château d’O, près de Mortrée.


Appelé également « dormeuse », ce coupé particulièrement raffiné, était conçu pour que les passagers puissent s’allonger à l’intérieur, la partie correspondant au coffre avant étant vide et aménagée dans cet objectif. Il était donc adapté au long déplacement. Il est également un témoin de la qualité des fabrications françaises, reconnue à l’époque dans toute l’Europe, et qui a atteint son apogée lors du second empire.


En 2008, il a fait l’objet d’une complète restauration, grâce au mécénat de Monsieur Jean-Paul Guerlain et à l’appui du Ministère de la culture. Ces travaux ont été réalisés au Haras national du Pin par une équipe de restaurateurs agréés M.H.


Ou était installé le meneur ?


Assis sous la capote ? certainement pas, car il n’aurait aucune visibilité sur l’attelage, et aucun passage de guide n’est prévu. Assis sur le coffre avant ? rien n’est prévu pour sa stabilité, et en tout état de cause, ce coffre en cuir ne l’aurait pas supporté.


Non, cet attelage était mené « en poste » à quatre chevaux en paire, par deux postillons montant les chevaux de gauche, celui de « timon », et celui de « volée » en tête de l’attelage. Equipé d’une selle spéciale, le postillon montant le cheval de timon disposant de « bottes de postillon » (les fameuses bottes de 7 lieues en cuir bouilli, et particulièrement résistantes), ils dirigeaient seuls l’ensemble. Protection complémentaire, la courbure du timon évitait que la jambe interne du postillon ne soit trop molestée. Le poids de la voiture, en risquant d’entraîner les chevaux, rendait les descentes particulièrement périlleuses. C’est pourquoi, sous la capote à l’arrière de la voiture, étaient installés le « mécanicien » et son aide. Ils avaient en charge le fonctionnement de la « mécanique » de freinage, des cales de stationnement, des béquilles de reculement et des lanternes. – éléments sur lesquels les postillons n’avaient aucune prise. Cette mission était particulièrement importante et délicate, les mouvements devant être anticipés pour faciliter le travail des chevaux, et assurer la sécurité de l’ensemble.


Remarque : ce terme a perduré ; les locomotives à vapeur étaient conduites par un « mécanicien », accompagné d’un « chauffeur » chargé de la chaudière.